LES A.M.I. DES RENOUÉES

 

Dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêt diffusé en décembre 2021, nous avons rencontré des artistes, designers et chercheurs souhaitant participer à l’expérimentation de la ferme des renouées pour élargir la recherche autour de ce dispositif. Leurs interventions se dérouleront pendant l’expérimentation de la biennale du design de Saint-Etienne 2022. Réunis lors d’une présentation collective le 4 fêvrier dernier, les participants ont présenté leurs contributions dont nous vous proposons un descriptif succinct.

1. Prendre soin des sols pollués

Le groupe de recherche EVASION composé de Florence Piola, Olivier Faure, Steve Peuble, Frédéric Paran et Mathieu Scatolin réalisera des analyses des sols et de la plante à partir d’un appareillage des tours à rhizôme.

Charlie Braesch proposera des sorties pédagogiques autour des plantes invasives ainsi qu’un diagnostic du sol grâce aux plantes bioindicatrices.

 2. Redesigner les outils de la ferme urbaine

Si nous nous occuperons principalement du design des outils, d’autres participants proposent des interventions qui ne sont pas de l’ordre de l’outil en lui-même, mais qui peuvent tout de même s’inscrire dans les objets liés à la ferme :

Le studio Magma créera des auges, utilisées lors du banquet des terriens, en terre crue et broyât de renouée, imprimées en 3D ou façonnés à la main

Pascaline de Glo de Besses expérimentera la réalisation de mobilier urbain en terre fibrée de renouée broyée pour le site

Tom Quin travaillera sur la fabrication de briques végétales avec la renouée du Japon et construira un ouvrage qui servira aux usages de la ferme

 3. Activer la relation aux sols urbains par l’intermédiaire d’une plante dite invasive. 

– Clémence Mathieu élaborera des fictions paysagères en lien avec la ferme des renouées et sa perception par les habitants

Karine Vanthuyne et Carlos Perez Rojaz mèneront une enquête anthropologique sur les représentations sociales et les imaginaires symboliques des participants au cours du projet 

Lucie Havel rendra visibles la présence de micro-organismes dans les sols à l’aide d’une statue en renouée du Japon et farine de riz inocculée de micro-organisme, dont l’aspect évoluera au fur et à mesure de leur développement.