dénouer les herbes cyborg
A la galerie 101, les myriophylles racontent leurs histoires à travers le canal Rideau.
Elleux mettent au jour les dimensions coloniales de l’infrastructures que leur caractère envahissant nous renvoie dans le miroitement des eaux troubles et stagnantes du Rideau. Retrouvez les réflexions et questionnements qu’ils ont suscités chez les équipes de recherches sous forme de balados, utilisés en audioguide de l’installation.
Sons ci-dessous.
Mais, c'est envahissant !
L'histoire est souvent écrite par ceux qui envahissent.
Fragments
(Des)épier du Myriophylle
« Soulever le rideau » est une installation dont l’objectif est de proposer une manière de donner accès à l’enquête ethnographique. A chaque composition sonnore proposée par les étudiant.es (sociologues, politologues, anthropologues) correspond une colonne. Chacune de ces colonnes reçoit un atlas des relations. Produits à partir des questionnements de l’équipe de recherche, ils documentent les interactions et les environnements explorés dans leur forme sonore. Composées suivant un principe de tuilage évoquant les mode de croissances et de composition des herbacées, ces assemblages hybrident métaphoriquement le caractère cyborg de l’infrastructure canal, dont le Myriophylle est autant l’hôte que l’extension vivante.
Nous avons mis au jour les dimensions coloniales de l’infrastructures que le caractère envahissant de la plante nous renvoie. Nous avons compris en remontant le temps des rivières Rideau et Outaouais que les structures impériales se superposent et invisibilisent les précédent lieux de rassemblements autochtones Anishnabee de la confluence. En suivant le geste d’arrachage, nous avons appris les liens entre les cycles du phosphore en excès dans les milieux et la présence de cette plante. Enfin, de manière semble-t-il anodine, nous avons remarqué que les myriophiles en rendant la baignade moins agréable se trouvaient mêlées à un problème plus consistant de privatisation des accès à l’eau, ce qui en période de réchauffement général pose le problème écologique des prolifération biologique en terme de justice sociale. En effet, quand la place pour toustes est réduite par les emprises individuelles, elle est potentiellement plus rapidement inaccessible. Est-ce juste par ailleurs de confier au public la maintenance de lieux privatisés sans contrepartie ?